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FILIVILLE ( skikda ) 2009
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Témoignages

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Association Philippevillois

(aout 2015)60 ANS du massacre de la mine D’El-Halia

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                                                            Témoignage D’une Compatriote

                        A rapprocher de cet article au sujet des attentats parisiens.

                        Nous vous laissons le soin de comprendre…

                       Rescapé du massacre de la mine D’El-Halia

 

EI-Halia, petit centre minier près de Philippeville, trente-deux personnes sont assassinées dans des conditions barbares.

 

je m’appelle Marie-Jeanne Pusceddu, je suis Pieds-Noirs, née à Philippeville en 1938 de parents français, d’origine italienne. Mes parents étaient des ouvriers; toute ma famille, frères, oncles, cousins, travaillait à la mine d’El-Halia, près de Philippeville. Ce petit village d’El-Halia n’était qu’un village de mineurs, d’artisans qui travaillaient dur dans la mine de fer. Il y avait également des ouvriers arabes avec qui nous partagions, au , moment de nos fêtes respectives, nos pâtisseries et notre amitié. Ils avaient leurs coutumes, différentes des nôtres, nous nous respections. Nous étions heureux. Les « événements d’Algérie » ont commencé en 1954. Mais pour nous, la vie était la même, nous ne nous méfions pas de nos amis arabes. Je me suis mariée le 13 août 1955, nous avons fait une belle fête et tous nos amis étaient là, notamment C…, le chauffeur de taxi arabe que nous connaissions bien… Avec mon mari, nous sommes partis en voyage de noces. Le 19 août 1955, avec mon mari André Brandy (ingénieur des mines employé au Bureau de la recherche minière d’Algérie), nous avons pris le taxi de C… pour rentrer à El-Halia. Pendant le trajet, C… nous dit : « Demain, il y aura une grande fête avec beaucoup de viande ». Je lui répondis : « Quelle fête ? Il n’y a pas de fête ». Je pensais qu’il plaisantait… Le lendemain, 20 août, tous les hommes étaient au travail à la mine sauf mon mari. Il était juste midi, nous étions à table, quand soudain, des cris stridents, les youyous des mauresques et des coups de feu nous ont surpris. Au même moment, ma belle-sour Rose, sa petite dernière Bernadette (trois mois) dans les bras arrive, affolée, suivie de ses enfants, Geneviève 8 ans, Jean-Paul 5 ans, Nicole 14 ans, Anne-Marie 4 ans. Son aîné Roger, âgé de 17 ans, était à la mine avec son père. Avec ma mère, mon frère Roland de 8 ans, Suzanne ma sour de 10 ans, Olga mon autre sour de 14 ans et mon mari, nous avons compris qu’il se passait quelque chose de grave. Les cris étaient épouvantables. Ils criaient : « Nous voulons les hommes ». Je dis à mon mari : « Vite, va te cacher dans la buanderie ! ». Nous nous sommes enfermés dans la maison, mais les fellaghas ont fait irruption en cassant la porte à coup de hache. À notre grande stupeur, c’était C…, le chauffeur de taxi, « l’ami » qui avait assisté à mon mariage. Je le revois encore comme si c’était hier. Il nous a poursuivis de la chambre à la salle à manger, puis dans la cuisine; nous étions pris au piège. C…, avec son fusil de chasse, nous menaçait. Il a immédiatement tiré sur ma pauvre mère, en pleine poitrine, elle essayait de protéger mon petit frère Roland. Elle est morte sur le coup avec Roland dans ses bras, lui aussi gravement atteint. Ma belle-sour Rosé a été tuée dans le dos. Elle gardait son bébé contre le mur, ma jeune sour Olga s’est jetée, dans une crise d’hystérie, sur le fusil, il a tiré à bout portant. la blessant salement. Il nous narguait avec son fusil. Bravement et affolée, je lui dis : « Vas-y ! Tire ! Il ne reste plus que moi ». Il a tiré, fai reçu la balle à hauteur de la hanche, je n’ai même pas réalisé et il est parti.

IL Y A 60 ANS LE MASSACRE DE LA MINE D’EL HALIA

il y aura 60 ans le 20 Aout 1955, qu’un massacre le plus douloureux qu’ait connu l’ALGERIE, à la mine d’EL HALIA à quelques kilomètres de PHILIPPEVILLE. Rappel d’un souvenir pour tous ceux qui ont vécu cette triste journée et les jours qui suivirent. Le 1er RCP après 8 mois passé dans les AURES faisant suite aux évenements du 1er Novembre 54, était revenu pour quelques jours de repos dans sa base arrière au camps PEHAU se situant à mi parcours de Philippeville et de la mine. Par une journée caniculaire, lorsque le directeur de la mine arriva tout affolé, essoufflé ayant parcouru en courant les quelques kilomètres séparant la mine de notre camps pour nous prévenir du drame qui était en train de se dérouler. Ma compagnie étant en état d’alerte fut aussitôt dépêchée sur les lieux. Quelle ne fut pas le spectacle tragique que nous avons trouvé en arrivant, un grand silence, une odeur de feu, aucune présence humaine vivante, aussitôt descendu de nos véhicules nous parcourons fortement armé et rapidement les allées des habitations du personnel de la mine, nous découvrons uniquement des cadavres d’enfants et d’adultes égorgés, une vision apocalyptique, comment des êtres humains puissent commettre des crimes aussi horrible et de cette ampleur. Nous nous trouvions en face d’un ORADOUR-SUR-GLANE, non pas par son ampleur mais par la cruauté et la sauvagerie avec laquelle fut fait ce carnage. Plus nous avancions dans ces allées, plus nous découvrions des corps rien que des corps ensanglantés et des maisons en feu. Combien étaient-ils dans cet état, notre vision ne s’arrête pas là, nous sommes une centaine en train de parcourir en long et en large les habitations, nous restons sur nos gardes car nous nous attendons à tout moment de voir surgir des rebelles mais heureusement ce n’est pas le cas, mais nous continuons à découvrir des corps mutilés à l’intérieur des maisons, des survivants aucuns que des morts, que des morts. Nos esprits étaient ailleurs nous avions tous entre 20 et 22 ans sauf les gradés qui en avaient un peu plus que nous et qui pour la plupart avaient participé à la guerre d’Indochine. Nous avons mis plusieurs jours pour nous en remettre, même 60 ans après j’ai des flashs qui se présentent et je ne peux y échapper. Devant l’ampleur de ce désastre du renfort fut appelé et nous fume relevé vu l’état dans lequel nous étions. C’est au moins 80 corps qui furent ramassés et plus par la suite auquel notre régiment rendit les honneurs lors de la cérémonie des obsèques sur la grande place de PHILIPPEVILLE en présence du gouverneur de l’ALGERIE Jacques SOUSTELLE, aucun représentant du gouvernement de l’époque n’assista à la célébration (les temps ont bien changé aujourd’hui). Le ministre de l’Intérieur était François MITTERRAND qui avait déclaré quelques mois auparavant au début de la rébellion en Novembre 54 « L’ALGERIE C’EST LA FRANCE » et qui révoqua aussitôt le Général GILLES à la suite d’une incartade avec le sous-préfet de BATNA, qui lui ordonna des instructions débiles venant de son ministère. Cette évocation brutale c’est pour montrer à ceux qui n’ont pas connu ce passé douloureux, que des faits semblables se produisant aujourd’hui sur notre sol au Moyen Orient et en Afrique, ne fait que confirmer ce qui c’est passé il y a 60 ans à la mine d’EL HALIA. Yves COURRIERES dans son livre « HISTOIRE de la GUERRE d’ALGERIE » écrira « LE 20 AOUT 1955 UN DATE TERRIBLE, UNE DATE INOUBLIABLE » Si j’écris cela quelques jours avant cette date anniversaire, c’est pour montrer à HOLLANDE et son gouvernement qui sont pour la repentance que des Français enfants et adultes sont morts sous la barbarie d’individus qui surgissent encore de nos jours. Auront-ils le courage de commémorer cette date souvenir. J’en doute

LA LISTE DES VICTIMES DU VILLAGE MINIER DE El HALIA

                                                           Les tués

Atzei Emmanuel 56 ans ; Atzei Conchita ; Atzei Marie-Louise 28 ans ; Atzei Sylvain 19 ans ; Brandy Paul 41 ans
Brandy Rose, 34 ans ; Brandy Roger 17 ans ; Crépin Roger 34 ans ; Vve Crépin Noémie ; Vve Clérin Ernestine 47 ans
De Frino Henri 26 ans ; Degand Clorind 62 ans ; Gaudisio Louis 50 ans
Hundsbichler yves 3 ans, Hundsbichler julien 38 ans ; Hundsbichler Henri 2 ans ; Hundsbichler Marie 9 mois
Menant Julien 56 ans ; Menant Marcelle 47 ans ; Napoleone Yvonne née Atzei 20 ans ; Napoleone Daniel enfant
Paiou Armand 58 ans ; Pusceddu Anna ; Pusceddu Olga 14 ans ; Pusceddu Julien 20 ans
Rodriguez Marie ; Rodriguez François 7 ans ; Rodriguez Jacqueline 4 ans ; Rodriguez Henri 5 ans
Russo Lucrèce 49 ans ; Scarforto Pierre 48 ans ; Varo Martial 26 ans ; Zabatta Josiane, 12 ans.

                                                             Les blessés

Mme d’Agro 55 ans ; Clérin Aline 22 ans ; Clérin Jean-Pierre 15 ans ; Monchatre Monique
Brandy Geneviève 8 ans ; Brandy Marie-Jeanne 17 ans ; Pusceddu Jeanne 10 ans ; Pusceddu Roland 8 ans
Lopez Antoinette ; Capitano Henzo 19 ans ; Bertini Albert 14 ans ; Larivière Alfred 31 ans
Gaudisio Marie ; Requard Claire.

Les disparus

                                               Pusceddu Armand 57 ans ; Serra Claude, 19 ans.

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Cimetiére de Philippeviile obséques des victimes du 20 aout

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